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Comment consigner une non-conformité Qualiopi et suivre son action corrective jusqu'à la clôture ?

Ce modèle s'adresse aux organismes de formation qui doivent traiter un écart relevé par un auditeur, ou qui souhaitent consigner leurs propres constats internes avant qu'ils ne deviennent des non-conformités. Il applique la méthode décrite dans notre article sur la façon de lever une non-conformité et éviter qu'elle ne se reproduise, et fournit une trace utile pour l'audit de surveillance, où la levée effective des écarts passés est contrôlée. Une fiche par écart, remplie à la main ou dans votre outil de suivi, et conservée avec le dossier d'audit.

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Modèle de fiche de non-conformité

Nom de l'organisme de formation
Référence de la fiche (par exemple année, numéro d'ordre et indicateur concerné)
Date du constat
Origine du constat (audit initial, audit de surveillance, audit blanc, revue interne, réclamation)
Critère et indicateur concernés (numéro et intitulé, tels que mentionnés dans le rapport d'audit)
Nature de l'écart (non-conformité mineure, majeure ou simple point de vigilance, selon le rapport)
Description de l'écart constaté (reprendre les termes de l'auditeur ou décrire le fait observé)
Cause identifiée (l'origine réelle du problème, pas seulement son symptôme)
Action corrective décidée
Responsable de l'action
Échéance de réalisation (compatible avec le délai fixé par le certificateur, à vérifier dans votre convention)
Preuve de réalisation (document, capture, procédure, compte rendu : à joindre à la fiche)
Date de transmission au certificateur (si l'écart provient d'un audit)
Vérification de l'efficacité (date, méthode et constat : l'écart s'est-il reproduit ?)
Date de clôture et signature du responsable

Objet de la fiche

La présente fiche consigne un écart entre une exigence du référentiel national qualité et la pratique constatée au sein de l'organisme, ainsi que le traitement qui lui est apporté. Elle vise à documenter, pour chaque écart, l'analyse de sa cause, l'action corrective retenue, sa réalisation et la vérification de son efficacité dans le temps. Une fiche distincte est ouverte pour chaque écart, qu'il ait été relevé par un auditeur externe ou par l'organisme lui-même.

Description de l'écart

L'écart est décrit de manière factuelle, en précisant l'indicateur concerné, la situation observée et les documents ou sessions sur lesquels le constat repose. Lorsque l'écart provient d'un rapport d'audit, la formulation de l'auditeur est reprise sans la reformuler. Aucune justification n'est portée dans cette partie : l'objectif est de fixer ce qui a été constaté, à la date du constat, pour pouvoir y revenir sans ambiguïté.

Analyse de la cause

Avant toute action, le responsable identifie l'origine réelle de l'écart : absence de procédure, procédure existante mais non appliquée, manque d'outil, oubli isolé, méconnaissance de l'exigence ou surcharge de travail. Cette analyse conditionne la pertinence de l'action corrective. Un écart traité uniquement sur son symptôme, par exemple en produisant le document manquant sans changer la pratique, a toutes les chances de se reproduire à la session suivante.

Action corrective et responsabilité

L'action corrective décrit concrètement ce qui sera fait, par qui et pour quelle date. Elle porte sur la pratique de l'organisme et non sur la seule constitution d'une preuve. Le responsable désigné s'assure de sa mise en oeuvre et informe le dirigeant de tout obstacle rencontré. Lorsque l'action nécessite plusieurs étapes, celles-ci sont listées avec leur échéance propre, et la fiche est mise à jour à chaque étape franchie.

Preuve de réalisation et transmission

La réalisation de l'action est attestée par au moins une preuve datée : document mis à jour, procédure diffusée, questionnaire recueilli, compte rendu de réunion, capture d'écran de l'outil de suivi. Cette preuve est jointe à la fiche et rattachée à l'indicateur concerné dans le dossier d'audit. Si l'écart a été relevé par le certificateur, les preuves sont transmises dans le délai prévu par la convention de certification, à vérifier selon les conditions de votre certificateur et les textes en vigueur.

Vérification de l'efficacité

Une fois l'action réalisée, le responsable vérifie après un délai raisonnable, par exemple à la session suivante ou lors de la revue trimestrielle, que l'écart ne s'est pas reproduit et que la nouvelle pratique est bien appliquée. Le résultat de cette vérification est noté sur la fiche avec sa date. En cas de récidive, une nouvelle analyse de cause est menée et la fiche reste ouverte jusqu'à ce qu'une action plus adaptée ait produit ses effets.

Clôture et conservation

La fiche est clôturée par le responsable qualité ou le dirigeant lorsque l'action est réalisée, prouvée et vérifiée. Elle est conservée avec les autres fiches dans un registre des non-conformités et des actions correctives, en version papier ou numérique, pendant au moins la durée du cycle de certification. L'ensemble du registre constitue une preuve de la démarche d'amélioration continue de l'organisme et sera présenté lors des audits suivants.

Date et signature
Date et signature

Comment utiliser ce modèle

  • À ouvrir dès la réception du rapport d'audit ou dès le constat interne, sans attendre l'approche de l'échéance.
  • À remplir par le responsable qualité ou le dirigeant, avec le formateur concerné lorsque l'écart touche une session.
  • À conserver dans un registre unique, à côté du dossier d'audit, avec les preuves jointes.
  • Un modèle indicatif, à adapter à votre organisation et aux exigences de votre certificateur.

Questions sur ce modèle

Faut-il ouvrir une fiche pour un simple point de vigilance ?
C'est recommandé, même si aucune obligation ne l'impose. Un point de vigilance non traité devient souvent une non-conformité à l'audit suivant. Le consigner avec une action légère montre à l'auditeur que vous prenez en compte ses remarques et facilite le suivi dans le temps.
Quel délai pour lever une non-conformité relevée en audit ?
Le délai est fixé par votre certificateur et dépend de la nature de l'écart, mineure ou majeure. Reportez-vous à votre convention de certification et au rapport d'audit, à vérifier selon les textes en vigueur, et inscrivez sur la fiche une échéance interne plus courte pour garder une marge.
Que joindre comme preuve de réalisation ?
Tout élément daté qui montre que la pratique a changé : une procédure diffusée à l'équipe, un questionnaire de satisfaction recueilli à la session suivante, un programme corrigé, une capture de votre outil de suivi. Une preuve simple et sincère vaut mieux qu'un document impressionnant créé pour l'occasion.
Peut-on tenir ce registre dans un outil plutôt que sur papier ?
Oui. Un classeur, un tableur ou un outil de suivi comme QualioPreuve conviennent, du moment que chaque écart garde sa fiche complète, ses preuves jointes et son historique de dates. L'important est de pouvoir présenter rapidement l'ensemble des écarts et leur état à l'auditeur.

Passer de la lecture à l'action

QualioPreuve aide les organismes de formation à suivre leurs indicateurs Qualiopi, rassembler leurs preuves et préparer sereinement leur audit initial comme de surveillance.

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